Qu’est-ce que la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr) ?

La stimulation magnétique transcrânienne répétitive, ou SMTr, est une forme de neuromodulation non invasive. Elle utilise des impulsions magnétiques breves répétées pour induire des courants électriques dans des régions ciblées du cerveau (Richter et al., 2023). À la Clinique Neuro-Outaouais, nous l’utilisons sous supervision médicale pour certaines conditons psychiatriques et certaine maladies neurologiques, notamment pour le trouble dépressif majeur, l’anxiété, le trouble de stress post-traumatique, le trouble obsessionnel compulsif ainis que l’alzheimer, la sclérose en plaques , la récupération post AVC, le Parkinson et le glioblastome.

En consultation, les questions incluent: comment une séance se passe, ce qu’on peut ressentir pendant le traitement, à qui la SMTr peut convenir, et comment nous évaluons l’admissibilité. 

La SMTr, en pratique

La SMTr se fait au moyen d’un électroaimant placé sur le cuir chevelu. Cette bobine émet des pulsations breves magnétiques qui permet de stimuler, de façon ciblée, certaines régions du cortex en y induisant de faibles courants électriques. Le traitement se déroule pendant que vous êtes bien éveillé. Il ne s’agit ni d’une chirurgie ni d’un soin qui demande une anesthésie. En clinique, la SMTr est offerte comme traitement non invasif en externe et ne correspond pas à l’électroconvulsivothérapie.

Ce que la SMTr fait au cerveau

La SMTr modifie l’excitabilité des neurones, l’efficacité des synapses, la connectivité fonctionnelle entre différents réseaux neuronaux, la myélinisation des axones, et par conséquent agit sur la neuroplasticité cérébrale. La SMTr influence aussi l’environnement immunitaire et les niveaux de neurotransmetteurs.

Comment le traitement se déroule à notre clinique

À la Clinique Neuro-Outaouais, une séance dure généralement entre 40 et 50 minutes. Le traitement est habituellement offert cinq jours par semaine pendant quatre à six semaines. Selon l’évolution clinique et l’indication retenue, des séances d’entretien peuvent ensuite être proposées à des intervalles variables.

Dans certains cas, une IRM modifiée non diagnostique réalisée au privé chez MRI St. Joseph est requise avant le début du traitement afin de permettre l’utilisation de la neuronavigation. Cette étape ne fait pas partie de tous les parcours, mais elle peut être nécessaire selon la situation clinique.

Les études cliniques ont démontré une amélioration significative ou une rémission chez 60-80% des gens atteints de dépression rebelle au traitement médical. Les gens atteints d’un AVC, selon notre expérience, ont démontré une amélioration mesurable dans 70% des cas suite aux traitements de SMTr combinés à la physiothérapie. Ce qu’on peut ressentir pendant une séance

Pendant la séance, la sensation la plus souvent décrite ressemble à un tapotement sur la tête. Elle est liée aux contractions des muscles du cuir chevelu provoquées par la stimulation. Un léger mal de tête peut aussi survenir.

Chez certaines personnes, d’autres effets à court terme peuvent être observés, comme une sensibilité au niveau du cuir chevelu, des céphalées, une impression de tête légère. Vous demeurez éveillé pendant tout le traitement. Après la séance, plusieurs reprennent leurs activités habituelles sans difficulté particulière (Mayo Clinic, n.d.).

Dans quelles situations la SMTr peut-elle être envisagée ?

La place de la SMTr varie selon la condition traitée. En psychiatrie, elle fait déjà partie des options reconnues dans certaines indications bien établies, notamment la dépression résistante aux médicaments, le trouble obsessionnel compulsif et le trouble de stress post-traumatique.

À la Clinique Neuro-Outaouais, nous utilisons la SMTr dans plusieurs situations cliniques, entre autres la dépression rebelles aux médicaments, le TSPT, la récupération après un AVC, la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson et le glioblastome multiforme. Nous poursuivons également des travaux de recherche et des essais cliniques en lien avec la SMTr dans la sclérose en plaques et le glioblastome multiforme.

Cela dit, on ne l’envisage pas de la même façon d’une indication à l’autre. Après un AVC, la SMTr peut servir de traitement d’appoint pour soutenir la récupération motrice et langagière, mais son usage demeure expérimental. En ce qui concerne la maladie d’Alzheimer, certains résultats laissent entrevoir un effet possible sur certaines fonctions cognitives, sans que les données permettent encore de tirer des conclusions définitives. Du côté de la sclérose en plaques et de la maladie de Parkinson, il s’agit aussi d’une approche encore considérée comme expérimentale. Autrement dit, le niveau de preuve n’est pas équivalent pour toutes les conditions, et c’est justement ce qui doit guider l’évaluation de chaque cas.

Ce que nous évaluons avant de commencer

Avant d’aller plus loin, nous devons d’abord vérifier si le traitement convient réellement à votre situation. Le diagnostic, les antécédents médicaux, les objectifs de traitement et la réponse aux soins déjà reçus font tous partie de cette évaluation. Pour les services en dépression et en TSPT, une référence médicale est nécessaire.

L’évaluation comprend aussi une révision attentive des éléments qui peuvent avoir un impact sur la sécurité du traitement. Nous devons notamment tenir compte de la présence de certains dispositifs implantés, comme un stimulateur cérébral profond, ou un implant cochléaire Des antécédents de convulsions, de trouble bipolaire, d’autres troubles de santé mentale ou d’atteinte cérébrale, y compris un traumatisme crânien, doivent aussi être pris en considération (Mayo Clinic, n.d.).

Assurance et accès

La couverture varie selon l’assureur et selon le type de service reçu. Certains régimes privés remboursent la SMTr, mais ce n’est pas le cas des régimes publics comme la RAMQ et l’OHIP. Avant d’amorcer le traitement, il est donc préférable de vérifier ce qui s’applique à votre dossier.

Si vous souhaitez savoir si la SMTr peut être envisagée dans votre situation, contactez notre clinique

Discuter de la SMTr avec notre équipe à la Clinique Neuro-Outaouais

La SMTr ne convient pas à toutes les situations, et elle ne s’intègre pas de la même façon dans chaque parcours de soins. Avant de la recommander, nous prenons le temps d’évaluer le tableau clinique, l’objectif du traitement et la place qu’elle pourrait occuper dans l’ensemble de la prise en charge. C’est à partir de cette analyse que nous déterminerons si cette approche est pertinente dans votre cas et dans quel cadre elle devrait être offerte. Si vous souhaitez en discuter avec notre équipe, vous pouvez communiquer avec nous pour en apprendre plus..

Références

d’Errico, P., Früholz, I., Meyer-Luehmann, M., & Vlachos, A. (2025). Neuroprotective and plasticity promoting effects of repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS): A role for microglia. Brain Stimulation, 18(3), 810–821. https://doi.org/10.1016/j.brs.2025.03.012 

Mayo Clinic. (n.d.). Transcranial magnetic stimulation. https://www.mayoclinic.org/tests-procedures/transcranial-magnetic-stimulation/about/pac-20384625

Richter, K. R. K., Kellner, S. K., & Licht, C. L. (2023). rTMS in mental health disorders. Frontiers in Network Physiology, 3, 943223. https://doi.org/10.3389/fnetp.2023.943223

3D Medical figure with brain highlighted
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